Bon, vu que c'est pas mieux par chez nous, on critique pas outre mesure, mais quand même.
- des flics et des infirmières foutent une mamie sdf à la porte d'un hopital par 3°C en se foutant de sa gueule
- un flic décide de l'attaquer gratos, lui tartine la gueule sur le bitume et lui fracture un genou
- tout le monde ignore ses demandes que son genou soit examiné en lui disant "mais t'as rien, c'est bon là"
- elle se fait embarquer en taule, on découvre la fracture 18h plus tard
- elle subit plusieurs opérations avec complications et devra passer le reste de sa vie en fauteuil, et est endettée de 500k grace au système de soins US
Et évidemment, le flic est suspendu UN-SEUL-JOUR, puis plus tard se met en arrêt définitif pour blessure au taf, payé à vie par l'État.
Tout va bien avec la police, où que ce soit…
Je rajoute que je suis plusse choqué par la gestion de la situation de la part du personnel médical que de la part de la police.
Même danser est devenu un délit : immersion dans une free party menacée - Blast le souffle de l'info
Faire la fête c’est autorisé que si c’est une fête capitaliste. Sinon, on vous envoie les forces de l’ordre pour vous gazer.
Voici le monde dans lequel on vit.
Oh bah tiens, à Genève on aurait une police raciste et intouchable, comme partout ailleurs? Mais comment est-ce possible, Kast nous avait pourtant affirmé que c'était pas le cas.
Je tombe de ma chaise.
Ce soir ça fera 25 ans que la police italienne a débarqué dans une école utilisée comme dortoir par des militant·e·s altermondialisme lors du G8 de Gênes, en 2001. Cette action suit l’assassinat de Carlo Giuliani par balle, le 20 juillet 2001.
Les policiers sont entrés sans aucune sommation et ont littéralement cassé la gueule de toutes les personnes qui s’y trouvaient. D’ailleurs, un journaliste anglais, Mark Covell, est sorti dès l’arrivée de la police dans le but de documenter, il s’est fait rouer de coups jusqu’à terminer dans le coma.
Les flics ont même aspergé des blessé·e·s avec un extincteur qu’ils ont trouvé dans l’école…
L’histoire aurait pu se terminer là, mais non, les violences ont continué au poste de police. À leur entrée, les activistes devaient traverser le couloir entre deux colones de raclures de fond de chiotte qui les passaient à tabac et ont été forcé·e·s de chanter des hymnes fascistes. Des activistes ont été forcées à se dénuder devant, ou encore à imiter un chien qui aboie.
Cette histoire, personne ne me l’a jamais racontée, je l’ai découverte ce weekend.
Il est invraisemblable que dans nos milieux militants nous ne soyons pas au courant de cette répression.
Diaz: Don't Clean Up This Blood, un film dramatic-historique de 2012 raconte ce qui s’est passé, regardez-le accompagné·e·s.
Il existe également le documentaire Don’t clean up the blood.
Ni oubli, ni pardon. ✊
Très bon reportage sur la manifestation NoG7 du 14 juin 2026 à Genève.
La police réprime en soutien aux impérialismes.
(Et pour celleux qui disent "pas tous les flics", bah on a vu aucun flic le 15 dans la rue pour dénoncer ce qui s’était passé, ni le 3 octobre, ni jamais en fait. Donc oui, tous les flics !)
Pourquoi s’organise la répression des fêtes et autres célébrations populaires ?
Très bonne vidéo qui répond rapidement à cette question et qui tente d’expliquer les violences policières qui y sont liées.
Purin on l’attendait cette enquête.
On oubliera pas, ni la police, ni les politiques complices, on vous jugera.
edit : Ah et pour celleux qui ne connaissent pas le lore genevois, la meuf qui parle à la fin, Kast, c’est une élue PS. Comme quoi non content·e d’avoir la même police qu’en France, on a aussi le même parti socialiste. Aller, champagne. 🍾
edit2 :
- Est-ce qu’il faut s’attendre à un tel chaos dans les rues de Genève pour les manifestations contre le G7 en juin ?
- "S’il y a une manifestation au G7 ça sera une manifestation qui sera coordonnée et autorisée. C’est pas du tout le même contexte."
Wait for it…